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Конкурс перекладів

29.10.2018 13:35 - 2018-11-30 23:00

Факультет іноземної філології ЗНУ оголошує конкурс на найкращий поетичний переклад з англійської, німецької, французької та іспанської мов.

Для участі у конкурсі необхідно зареєструватися за адресою abiturientfif@ukr.net до 10 листопада (вказати ім’я, прізвище, школу, клас, іноземну мову, з якої буде здійснюватися переклад, електронну адресу, контактний телефон).

Творчі роботи надсилаються до 20 листопада на вищевказану адресу.

Переможці І туру конкурсу будуть запрошені 30 листопада о 16.00 на ІІ тур для презентації свого твору. (аудиторія 321 другого навчального корпусу ЗНУ вул. Жуковського, 66 Б).

Під час презентації рекомендуємо робити короткий (не більше 5 хвилин) усний виступ про автора твору (важливі факти біографії, творчість, особливості стилю тощо; також поділитися особистим досвідом перекладання поетичного твору). Презентація має бути у форматі PowerPoint.

Поетичні твори для перекладу

Англійська мова

WHERE THE SIDEWALK ENDS

Shel Silverstein, 1930 - 1999

There is a place where the sidewalk ends
and before the street begins,
and there the grass grows soft and white,
and there the sun burns crimson bright,
and there the moon-bird rests from his flight
to cool in the peppermint wind.

Let us leave this place where the smoke blows black
and the dark street winds and bends.
Past the pits where the asphalt flowers grow
we shall walk with a walk that is measured and slow
and watch where the chalk-white arrows go
to the place where the sidewalk ends.

Yes we'll walk with a walk that is measured and slow,
and we'll go where the chalk-white arrows go,
for the children, they mark, and the children, they know,
the place where the sidewalk ends.


SCAFFOLDING

Seamus Heaney, 1939 – 2013

Masons, when they start upon a building,
Are careful to test out the scaffolding;

Make sure that planks won’t slip at busy points,
Secure all ladders, tighten bolted joints.

And yet all this comes down when the job’s done
Showing off walls of sure and solid stone.

So if, my dear, there sometimes seem to be
Old bridges breaking between you and me

Never fear. We may let the scaffolds fall
Confident that we have built our wall.


DREAMS

Langston Hughes, 1901 – 1966

Hold fast to dreams
For if dreams die
Life is a broken-winged bird
That cannot fly.
Hold fast to dreams
For when dreams go
Life is a barren field
Frozen with snow.


Німецька мова

OKTOBER-NARR

Carl Zuckmayer

oktoberlicht! oktoberbrand!
oktobermond. oktoberland.
oktoberdunst. oktoberstrahl.
oktoberhimmels frühopal!
oktoberabends rauchtopas.
oktoberlaub. oktobergras.
oktobrisch leis, oktobrisch hold,
oktobrisch rot, oktobergold.
oktoberschnee! oktoberblau!
oktoberweh. oktoberfrau.
oktober-ruch. oktober-traum.
oktoberfrucht. oktoberflaum.
oktoberschrei. oktoberblut.
oktoberhirsch. oktoberwut.
oktoberrausch! oktoberflug!
oktobermost! oktoberkrug!
oktoberton – oktoberschwan –
oktober-gott! oktober-pan!!
oktobertod. oktoberflut.
oktobersaat. oktoberbrut.
oktoberkeim. oktoberkern.
glanz, strahl und wunsch – oktoberstern!

FUR DIE ANGST

Herta Muller, 1953 -

Lass dir von der Mutter sagen:
Angst das ist ein Rudelhauf
Angst frisst kleine Mädchen auf
Angst schiebt immer Knast im Magen
Mut, der sich nicht traut
wird geschluckt und leicht verdaut
ach Mutter, spricht drauf die Zittermaus
lass besser mich die Angstmaus sei
verriegle rasch mein Kämmerlein
mein Mut sieht ganz wie Fürchten aus

LETZTE ROSEN

Rudolf Borchardt, 1877-1945

Dies sind die letzten; suche nicht nach mehr;
Ich suchte, doch ich fand nicht; Wind bricht ein,
Und Regen droht; der Himmel trüb und schwer
Hängt übers Land und löscht den letzten Schein.

Dies sind die letzten; voller Dornen hing,
Da ich sie nahm, mein Haar, doch nahm ich sie:
So riß ich Glück, ein hochauf rankend Ding
Aus Dornen, und ich bog vor dir das Knie,

Und bots hinauf, Duft für Minuten; o,
Vergiß das nicht: dies sind die letzten, heut
Schwermut der letzten Stunden duftet so,
Wie diese Kelche hängt, was uns gefreut,

Balsamisch bleich am überschwerten Stiel
Und gibt sich aufgetan im Tode preis
Dem ersten Blitz, der aus der Wolke fiel,
Entbunden, wie die Mutter ihres Schreis.

Frühling ist tot, und Sommer fährt herauf.
Mein Herz bleibt stehn, ich habe keine Luft;
Es muß geschehn, daß ohne mich mein Lauf
Sich schließt, wie er begann, mit diesem Duft.


Французька мова

Titre : Je prendrai par la main les deux petits enfants
Poète : Victor Hugo (1802-1885)
Recueil : L'art d'être grand-père (1877).

Je prendrai par la main les deux petits enfants ;
J'aime les bois où sont les chevreuils et les faons,
Où les cerfs tachetés suivent les biches blanches
Et se dressent dans l'ombre effrayés par les branches ;
Car les fauves sont pleins d'une telle vapeur
Que le frais tremblement des feuilles leur fait peur.
Les arbres ont cela de profond qu'ils vous montrent
Que l'éden seul est vrai, que les coeurs s'y rencontrent,
Et que, hors les amours et les nids, tout est vain ;
Théocrite souvent dans le hallier divin
Crut entendre marcher doucement la ménade.
C'est là que je ferai ma lente promenade
Avec les deux marmots. J'entendrai tour à tour
Ce que Georges conseille à Jeanne, doux amour,
Et ce que Jeanne enseigne à George. En patriarche
Que mènent les enfants, je réglerai ma marche
Sur le temps que prendront leurs jeux et leurs repas,
Et sur la petitesse aimable de leurs pas.
Ils cueilleront des fleurs, ils mangeront des mûres.
Ô vaste apaisement des forêts ! ô murmures !
Avril vient calmer tout, venant tout embaumer.
Je n'ai point d'autre affaire ici-bas que d'aimer.


Titre : Éloge de l'amour
Poète : Jean de La Fontaine (1621-1695)
Recueil : Les Amours de Psyché (1669).

Tout l'Univers obéit à l'Amour ;
Belle Psyché, soumettez-lui votre âme.
Les autres dieux à ce dieu font la cour,
Et leur pouvoir est moins doux que sa flamme.
Des jeunes coeurs c'est le suprême bien
Aimez, aimez ; tout le reste n'est rien.

Sans cet Amour, tant d'objets ravissants,
Lambris dorés, bois, jardins, et fontaines,
N'ont point d'appâts qui ne soient languissants,
Et leurs plaisirs sont moins doux que ses peines.
Des jeunes coeurs c'est le suprême bien
Aimez, aimez ; tout le reste n'est rien.


Titre : Mon rêve familier
Poète : Paul Verlaine (1844-1896)
Recueil : Poèmes saturniens (1866).

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.


Іспанська мова

Nicanor Parra

CATALINA PARRA

Caminando sola
Por ciudad extraña
Qué será de nuestra
Catalina Parra.

Cuánto tiempo ¡un año!
Que no sé palabra
De esta memorable
Catalina Parra.

Bajo impenitente
Lluvia derramada
Dónde irá la pobre
Catalina Parra.

¡Ah, si yo supiera!
Pero no sé nada
Cuál es tu destino
Catalina Pálida.

Sólo sé que mientras
Digo estas palabras
En volver a verte
Cifro la esperanza.

Aunque sólo seas
Vista a la distancia
Niña inolvidable,
Catalina Parra.

***

Juan Gelman

Límites

¿Quién dijo alguna vez: hasta aquí la sed,
hasta aquí el agua?

¿Quién dijo alguna vez: hasta aquí el aire,
hasta aquí el fuego?

¿Quién dijo alguna vez: hasta aquí el amor,
hasta aquí el odio?

¿Quién dijo alguna vez: hasta aquí el hombre,
hasta aquí no?

Sólo la esperanza tiene las rodillas nítidas.
Sangran.

***

Antonio Gamoneda

Si pudiera tener su nacimiento
en los ojos la música, sería
en los tuyos. El tiempo sonaría
a tensa oscuridad, a mundo lento.

Mezclas la luz en el cristal sediento
a intensidad y amor y sombra fría.
Todavía silencio, todavía
el sonido no tiene movimiento.

Pero llega un relámpago; se anudan
en los ojos lo bello y lo potente.
La fría sombra se convierte en fuego.

La belleza y el ansia se desnudan.
La música se eleva transparente.
Oh, sonido de amor, déjame ciego.